Interview Virginie De Bodt et Grégory Murer
1. Votre projet d'installation résonne d'une prometteuse originalité, pouvez-vous nous en dire un peu plus?
Notre projet consiste à produire, en Sumène Artense, de la bière de façon totalement artisanale. Un contact total avec le produit du début à la fin des processus brassicoles. Du mélange des céréales au choix des épices et du miel en passant par l'incorporation du houblon, nous allons créer un produit suivant les traditions brassicoles ancestrales enseignées en Belgique.
2. Au regard de vos anciennes activités, ce projet ressemble à un nouveau départ, pourquoi avoir quitté la Belgique?
On voulait venir dans le Cantal, car nous connaissons cette région, mais nous ne voulions pas venir sans rien. Nous avons étudié les activités artisanales présentes dans la région, et il s'est avéré que les brasseries se comptaient sur les doigts de la main. En cherchant sur Internet des informations sur l'installation dans le Cantal, on est tombé sur la session d'accueil organisée en Sumène-Artense. Il fallait envoyer un dossier expliquant le projet de vie que l'on avait. Et ... le projet a été accepté. Aujourd’hui il reste encore beaucoup à faire, nous vivons notre rêve, on ne regrette rien, bien au contraire, on est plus motivé que jamais.
3. Doit-on s'attendre à ce que le terroir "Sumène-Artense" influence votre future production ?
Il n'existe pas dans le Cantal de culture suffisante en ce qui concerne les principales matières premières (malt, houblon), celles-ci viendront donc de l'extérieur. Par contre, étant plus expérimenté dans les bières typées, nous ajoutons de nombreuses plantes, miels et épices pour arriver à un produit de qualité. Il s'agit de plantes sauvages ou jardinières qu'il est facile de trouver ou de faire pousser par ici. Une saveur de pays sera donc bien présente dans nos bières.
4. A quand l'ouverture de la brasserie ?
Elle est malheureusement sans cesse repoussée, la date officielle d'ouverture pourrait être vers la mi-2006.