La Brasserie de Fleurac

Année

Revue de Presse > Année 2005 > Union du Cantal: 23/03/2005 - Accueil d’actifs

Accueil d’actifs -> Les sessions d'accueils d’actifs ont permis de déboucher sur une quinzaine d’installation. La communauté de communes Sumène-Artense accueillera la quatrième.

Du 30 mars au 1er avril, le département accueillera sa quatrième session d'accueil d'actifs " créer et vivre dans le Cantal ". La communauté de commune de Sumène-Artense et plus précisément le château de Champagnac serviront d'écrin à une vingtaine de candidats à l'installation. Durant trois jours, les stagiaires et leur conjoint seront pris en charge, grâce aux financements de l'Europe (Feder), avec pour objectif de les préparer à l'installation en milieu rural. Débats, visites, échanges, ateliers et conseils personnalisés seront au programme.

Des capacités d'accueil inventoriées.

Marc Maisonneuve, président de la communauté de communes Sumène-Artense, explique que son territoire a souhaité s'engager dans une politique d'accueil qui constitue l'axe principal de son projet de développement. Sa candidature a ainsi été retenue pour l'organisation de cette session. Pour l'occasion, un diagnostic économique du territoire a été effectué afin de disposer d'éléments concrets. Chantal Bron, directrice de la communauté de communes, remarque qu'il existe beaucoup de locaux vacants sur le territoire mais que l'on ne peut pas y toucher. Soit parce qu'ils sont en indivision soit parce que les propriétaires ne veulent ni le louer ni le vendre. Elle en a cependant identifié une quinzaine qui serait disponible et huit de plus dans les deux à quatre ans à venir, sans compter la zone d'activité intercommunale d'Ydes.

Bruno Avignon, directeur du comité d'expansion économique, souligne qu'avant d’essayer de séduire des populations extérieures il faut s'assurer que ce qu'il y a en portefeuille est valable. D'autres parts, il s'est félicité de la facilité avec laquelle les différents organismes parviennent à travailler ensemble. Reste à mieux faire remonter les opportunités des différents territoires pour répondre plus efficacement aux attentes de ceux qui viennent frapper à la porte du Cantal. Pour lui, il est impératif de coordonner les politiques d'accueil en termes de promotion et de prospection. Il estime à une quarantaine le nombre de personnes susceptibles de se retrouver face à un porteur de projet.

Michel Lacoste, président de l'Adasea, remarque que de plus en plus de gens téléphonent pour transmettre leur exploitation à un jeune hors cadre familial alors que cette perspective semblait tout à fait fantaisiste il y a quelques années. Gilles Amat, président des Jeunes agriculteurs, considère que l'accueil d'actif est une culture nouvelle qu'il faut parvenir à insuffler pour que les territoires ruraux conservent une activité économique et sociale.

Face à l’envie de changer de vie.

« Il faudrait que nos partenaires habituels jouent bien le jeu » a remarqué Thierry Fonty, président du comité cantonal des jeunes agriculteurs de Champs-sur-Tarentaine, en évoquant les difficultés rencontrés par un projet d’élevage de bisons.

En expliquant que les candidats à l’installation expriment une volonté de changer de vie, un ras le bol de la grande ville ou une envie d’offrir un environnement plus clément à leurs enfants, Jean-Paul Aubret de la chambre de commerce et de l’industrie, rappelle que d’ici dix ans, 30% des responsables d’entreprises auront atteint l’âge de la retraite. Sur une dizaine de candidats désireux de s’installer dans les secteurs du commerce et de l’artisanat, il s’est fixé pour objectif d’en faire aboutir entre trois et cinq.

Programme -> Une vingtaine de candidats à l’installation sont attendus sur le territoire de Sumène-Artense.

Pilotées par l’Adasea du Cantal, ces sessions d’accueils d’actifs en milieu rural impliquent de nombreux autres partenaires : le comité d’expansion économique et le conseil général, les chambres consulaire, les jeunes agriculteurs, le comité départemental du tourisme, l’Agence nationale pour l’emploi. Elles sont soutenues par la Datar, le Cnasea et l’état au travers du FNADT( fond national d’aménagement et du développement du territoire) Si bien que, durant les trois jours de formation, les frais d’hébergement, de restauration et de déplacement des candidats sont entièrement pris en charge. Ces candidats bénéficieront d’un appui méthodologique (connaissance de la réglementation, étapes à suivre, démarches à effectuer) et d’un appui technique en fonction du domaine d’activité choisi (avec accompagnement personnalisé). Un programme de visites leur permettra par ailleurs de rencontrer les acteurs locaux et de découvrir des opportunités de création ou de reprises d’activités, ainsi que les disponibilités foncières.

Gérard Vigier, conseiller de l’Adasea, rappelle que les trois précédentes éditions ont favorisé l’installation d’une quinzaine de personnes (cinq en agriculture, deux dans l’informatique, les autres dans les secteurs du commerce et de l’artisanat). Dans le domaine agricole, il précise que les candidats sont sélectionnés sur des projets de diversifications et (ou) sur leur volonté d’intégrer une société existante (pour cette session, ils sont trois à avoir émis ce souhait).

Union du Cantal